La société du spectacle

1 Mar

Nous évoluons — c’est là un constat largement partagé — dans un univers de faux-semblants et de simulacres. L’intellectuel français Guy Debord fut le premier, avec La Société du Spectacle (1967), à dénoncer cette dérive de nos sociétés contemporaines. Toutes nos expériences, y compris les plus intimes, sont désormais médiatisées par des images. Comme un «soleil qui ne se couche jamais», le spectacle «recouvre toute la surface du monde», faisant du vrai un moment même du faux. Le règne généralisé du spectacle laisse-t-il pour autant les individus passifs et démunis ?

I. LE SACRE DE L’ILLUSION

A. L’esthétique du spectacle
Comme l’a bien montré Guy Debord, le spectacle instaure une coupure entre le monde et sa représentation. C’est le réel tel que nous le rêvons qu’il nous donne à voir.

B. Flirt avec l’extrême
D’une façon générale, le spectacle nous arrache à la banalité du quotidien, nous permettant de vivre d’extraordinaires expériences virtuelles.

C. Une expérience libératrice
Depuis Aristote et son concept de catharsis, on reconnaît au spectacle une valeur libératrice. Plus modestement, il nous permet de canaliser nos émotions et de nous préparer aux expériences existentielles majeures qui nous attendent.

II. LA CONFUSION DES GENRES
La généralisation du spectacle entraîne cependant toute un série de confusions, qui menacent, selon Dominique Wolton, le concept même de communication (Il faut sauver la communication, 2005).

A. L’infotainment
La production de l’information est soumise aux mêmes lois (techniques et économiques) que la production de la fiction ou du divertissement.

B. La peopolisation du politique

Parmi les outils du marketing politique figure désormais le dévoilement, ou plutôt l’exposition de la vie privée des femmes et hommes politiques.segolene_marbella

C. L’invention de la réalité
Docufictions, docudramas, télé-réalité… la télévision ne montre plus la réalité, elle la fabrique.

Publiée sur le site  Acrimed (Action Critique Médias), cette fine analyse du «Grand Journal» montre en quoi l’émission phare de Canal Plus, en mélangeant systématiquement les genres et en mettant en scène, de façon frivole et (faussement) impertinente, l’affrontement des idées, participe de cette dérive contemporaine de la télévision qui en fait le lieu privilégié du «tout-spectacle».

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